[Codage du non verbal.]





Codage volontaire

Les composantes codées de la communication non verbale


Dans toutes les sociétés, les personnes sont conditionnées pour repérer les signaux non verbaux durant la conversation (par exemple des indications d'approbation). L'orientation du corps décontractée, position ouverte), l'apparence physique, les regards, les signes de la tête, les poignées de main, et les sourires sont ici primordiaux. Des regards soutenus et fréquents (accompagnés de signes de tête) rendent l'interlocuteur empathique, sympathique, courtois, crédible et confiant. A l'opposé, le sentiment de méfiance augmente avec l'absence de regard. En effet quand nous sommes nerveux, nous fuyons le regard et nos yeux rencontrent le regard de l'autre personne moins de 40% du temps. Vos interlocuteurs décodent également les signes " para linguistiques " par exemple les variations du ton de la voix, les pauses et la fluidité du discours. Une étude a démontré que des auditeurs sont capables de détecter l'émotion exprimée à travers le message uniquement grâce à la tonalité de la voix. Des discours fluides, sans de longues pauses, sans hésitations et sans répétitions sont considérés comme crédibles. Les pauses courtes et adaptées ont tendance à augmenter crédibilité et confiance. Un débit lent, une voix faible avec peu d'inflexions favorisent la perception de sympathie et la crédibilité. Un débit rapide, une voix forte, et un plus d'inflexion traduisent surtout la compétence.

main de bébé dans celle du papa

Le décodage des gestes attitudes et expression.

Quand vous adoptez une attitude ouverte, vous transmettez de la chaleur humaine et de la réceptivité, ainsi vous augmentez vos chances de persuader votre interlocuteur. Par exemple quand vous vous penchez à l'avant d'une chaise, avec vos mains sur vos genoux ou légèrement serrées, vous montrez que vous écoutez et êtes disposé à poursuivre. Les experts Gerard Nierenberg et Henry Calero ont montré qu'à chaque fois qu'une négociation se passe bien, les participants assis déboutonnent leur veste, décroisent leurs jambes, s'asseyent en avant de leurs sièges, et se déplacent plus près de l'autre partie. Les participants se resserrent et utilisent les mots qui font ressortir les besoins communs et les avantages positifs de l'accord....

... suite et fin.

... A l'opposé, s'ils croisent leurs bras et leurs jambes, ils sont en train d'adopter une attitude négative ou défensive. Les chevilles et les poings serrés montrent aussi un comportement de défense. Votre posture est également importante. Une position verticale transmet la compétence, la fierté et la confiance ; les épaules effondrées communiquent la vulnérabilité, l'incertitude. La façon dont vous marchez transmet variété de messages. En règle générale, les personnes qui marchent rapidement et qui balancent leurs bras semblent avoir un but précis. Churchill était connu pour marcher rapidement, à grandes enjambées avec ses mains sur ses hanches. Le message non verbal : " faites place ; je viens. "

main de bébé dans celle du papa

Le langage du corps lors du premier contact.

C'est lors d'un premier contact que le langage du corps a la plus forte influence. En effet quelques secondes suffisent à votre interlocuteur pour se forger une première impression. Ces premières impressions sont pratiquement immédiates et automatiques, se basant ainsi sur un nombre très limité d'informations. Ce premier contact se déroule au travers d'un rituel très codifié. Nous regardons d'abord le visage (notamment les yeux), puis le corps et les vêtements, nous serrons la main, ensuite nous écoutons la voix et analysons la façon de parler, pour dans un dernier temps nous intéresser au contenu du message. Dans ce rituel la poignée de main joue un rôle très significatif. Les travaux de Eibl-Eibensfeldt analysent la poignée de main comme l'humanisation d'un geste de soumission. Le geste de présenter la main paume ouverte vers le haut est chez la plupart des singes un signe de soumission, qui met fin à un combat. C'est effectivement un abandon puisque l'on offre une prise facile à l'adversaire. C'est aussi un rituel de réconciliation, on serre la main pour marquer la fin d'un affrontement. Dans nos civilisations la poignée de main est avant tout un cérémonial d'accueil qui véhicule très tôt des signes de personnalité. ■