[Les signaux non controlés]





Maitîser les signaux courants

La " kinesthésie " concerne l'étude des mouvements du corps dans la communication. Birdwhistell a estimé 700000 signes possibles qui peuvent être transmis par les mouvements du corps.

Le visage

Certaines mimiques peuvent être facilitatrices de la communication. Le regard directif (facteur de franchise), à l'inverse du regard fuyant (rupture du contact visuel = ennui, gêne...) le sourire : à utiliser, car il permet de marquer sa non agressivité, il incite à la convivialité. Le visage humain est si mobile qu'il peut facilement indiquer l'ennui, la surprise, l'affection, la désapprobation les uns après les autres en quelques secondes. On lit toujours des expressions sur le visage des personnes. De ce fait, les signaux faciaux sont la plus importante source de communication non verbale. On tend à décrire le visage en termes d'une dimension générale évaluative (bon ou mauvais, sympathique ou cruel,…) et d'une dimension dynamique (actif ou passif, inerte ou mobile,…).

Mouvements oculaires

L'étude du rôle du contact visuel dans la communication est appelée " oculesics ". Ainsi, bien que le visage ait été appelé le principal menteur non-verbal, les signaux donnés dans le contact visuel semblent révéler une bonne partie de la personnalité. Apparemment nous avons un plus grand contrôle des muscles de la partie inférieure du visage que ceux qui se trouvent autour des yeux. Ainsi, le visage inférieur suit les règles culturellement transmises tandis que les yeux révèlent les réponses spontanées. a programmation neurolinguistique (PNL) tente de reprogrammer ou changer les comportements des patients en découvrant ce à quoi ils sont en train de penser. Par exemple, les yeux qui bougent en haut et à droite indiquent que l'individu est en train d'imaginer un événement qu'il n'a jamais vu, etc… On estime de 30 à 60% le temps passé dans le contact visuel avec les autres dans la communication de groupe. De plus, de fréquents contacts visuels sont un signe d'affection ou d'intérêt. Toutefois, la personnalité affecte le degré de contact visuel. Dans la communication publique, la fréquence des contacts visuels affecte le récepteur du message, ainsi l'audience préfère les speakers qui maintiennent un bon contact visuel. De plus, les yeux sont considérés comme une source valable d'information, en effet, la pupille se dilate en fonction d'un intérêt croissant ; la taille de la pupille est donc un indice sensible d'intérêt.

... suite et fin.

Les gestes qui parlent

Les gestes d'appui du discours verbal ont une signification communément admise.
Les gestes porteurs de message : gestes codés qui transmettent un message sans intervention de la parole ex. : le pouce levé de l'auto-stoppeur
Les gestes de ponctuation : appuyer le discours, expliquer ses propos ex. : les gestes faits lorsque l'on indique une route à suivre.
Les gestes régulateurs : ils accompagnent l'écoute du récepteur ex. : les hochements de tête
Les gestes émotionnels : ils traduisent des émotions et expriment des états intérieurs
Les " auto contacts " : grattages, pincements, caresses...que l'on se fait à soi-même, surtout s'ils sont entre le nez et le menton. Ils marquent un état de réflexion, ou plus souvent un état de gêne.
Les activités de dérivation : prises d'objets, manipulations, déplacements, appuis...
Les contacts autrui : manipulations de l'autre, prises de mains, de bras, contacts avec l'interlocuteur... Ce sont des gestes de lien.

Mouvements des mains

C'est le mode de communication non-verbale qui vient juste après les signaux faciaux.Ekman a distingué une centaine de mouvements de mains et ces mouvements évoluent avec les différents stades de traitements de malades mentaux. Ces signaux se substituent à la communication verbale. La plupart de nos mouvements de mains sont déterminés culturellement. Les différences de signification de ces mouvements sont une source de difficulté dans la communication.

Les décharges émotives

Pleurer ou rire réduisent la tension.
Avaler est également lié aux états émotifs, un signe de quelque chose que vous ne pouvez pas avoir, mais que vous aimeriez avoir.
Eclaircir la gorge exprime souvent les doutes d'une personne. (Par exemple: vous posez une question à l'interlocuteur et après avoir répondu il s'éclaircit la gorge). ■